Mademoiselle Molière

Une pièce de Gérard SAVOISIEN
Mise en scène Arnaud DENIS

Avec
Anne BOUVIER
Christophe de MAREUIL

A PARTIR DU 25 JANVIER 2019

Du mardi au samedi à 19h
Matinée le dimanche à 17h30
(Relâches exceptionnelles les 20 mars et 5 avril 2019)


Tarifs guichet* :
35€ (Carré Or), 27€, 17€
(*sans frais de réservation)


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Durée = 1h30

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Équipe artistique

Une pièce de Gérard SAVOISIEN
Mise en scène Arnaud DENIS
Décor Erwan CREFF
Lumières Cécile TRELLUYER
Réalisation sonore Mehdi BOURAYOU
Assistante à la mise en scène Julia DUCHAUSSOY

Mademoiselle Molière

AIMER LA MERE OU EPOUSER LA FILLE…

En 1661, avec le succès des Précieuses ridicules, Jean-Baptiste Poquelin devient Molière. La même année, il décide de quitter sa maîtresse, Madeleine Béjart, pour épouser la fille de celle-ci, Armande.  Elle a vingt ans de moins que lui. Vingt ans, c’est le nombre d’années durant lesquelles il a adoré Madeleine…

Folle passion, mariage d’amour, mariage d’intérêt ? Comment Molière l’apprend-il à sa compagne ? Comment réagit-elle ?

À l’époque, l’événement choque et provoque la raillerie. Le couple formé par Molière et Madeleine, où le génie et l’amour du théâtre sont mêlés, se révèle à la fois moderne, drôle, douloureux, marquant à jamais l’histoire du théâtre.


(Crédit photo Laurencine LOT)

NOTE DE L’AUTEUR

Quoi de plus hasardeux que la rencontre de Jean-Baptiste Poquelin et de Madeleine Béjart ? L’un est le fils de bourgeois parisiens, l’autre une comédienne excommuniée qui avec son frère parcourt les routes de France.
Pourtant leur union va durer près de vingt ans. Jean-Baptiste va être long à accoucher de Molière, et c’est en 1661 – après L’Etourdi et Les Précieuses ridicules - qu’il se fait remarquer auprès du roi Louis XIV avec Les Fâcheux. Mais c’est aussi cette année-là, celle de ses trente-neuf ans, qu’il va décider d’épouser la fille même de Madeleine, Armande, de vingt ans plus jeune que lui, et le mariage aura lieu en janvier 1662.
Mariage d’amour ou mariage d’intérêt ? Difficile d’en connaître la raison exacte.
L’évènement est considérable. Par ce mariage, le grand auteur donne facilement prise aux quolibets et aux médisances, certains bas esprits allant jusqu’à prétendre qu’il épouse sa propre fille. Dès lors, la moquerie et le cocuage scellent son avenir.
Pourquoi les avoir provoqués ? Certes, de L’Ecole des femmes au Misanthrope, il va en tirer des accents déchirants, mais l’homme privé aura payé un lourd tribut à l’homme public.
Sa faiblesse nous le rend davantage humain et la figure de Madeleine, égérie du premier jour, plus attachante.
A une époque où se côtoient Boileau, La Fontaine, Corneille, où la seconde partie du XVIIème siècle devient une fulgurante éclosion de tous les arts, je me suis surpris à décerner à ce couple la palme de l’union libre heureuse et malheureuse. Ce couple devenu classique et si moderne en son temps, où le génie et le talent se sont mêlés, est à jamais dans la mémoire du théâtre.

Gérard SAVOISIEN

NOTE DU METTEUR EN SCENE


Dans Mademoiselle Molière, Gérard Savoisien nous propose de partager l’intimité d’un couple. Un couple en crise. Un couple qui s’aime, mais qui se déchire. Pas n’importe quel couple, puisqu’il s’agit de Molière et de Madeleine Béjart. Molière est en pleine ascension, et son talent est reconnu par Louis XIV. Il est couronné par le succès. Madeleine a toujours oeuvré pour lui, à ses côtés, sans jamais faillir, dans les moments difficiles comme dans la joie. Quand la pièce commence, c’est le début de la fin entre eux : Molière est en train de tomber secrètement amoureux de la fille de Madeleine, Armande. Ce sera son amour le plus douloureux, le plus intangible. Il donnera naissance aux chefs-d’oeuvre que sont L’Ecole des femmes et Le Misanthrope. Madeleine sent que le vent tourne. Elle renifle un changement important, elle a peur, elle dissimule ses souffrances et tente de sauver leur mariage.

A travers cette écriture savoureuse, cinglante et précise, l’auteur nous offre bien plus qu’une pièce historique de plus. Il ne s’agit pas ici de renseigner le public sur des anecdotes de la vie quotidienne d’un couple célèbre du XVIIème siècle. Il va plus loin, il entre dans les tréfonds de ce qui caractérise une rupture entre deux êtres voués à un grand destin. Si le sujet n’obligeait pas la langue à se parer des nuances du XVIIème, on pourrait voir là une pièce de Pinter. Et la modernité intemporelle du sujet est saisissante. Un homme qui tombe amoureux d’une femme plus jeune que son épouse, cela arrive tous les jours, et c’est déchirant. Mais cet homme, ce génie du théâtre français, tombe amoureux ici de la fille de sa femme. La violence de la situation parle d’elle-même, et nous re-découvrons notre grand auteur et comédien si aimé sous un autre jour. Nous rentrons par la serrure pour entendre le déchirement de ces deux êtres, Molière et Madeleine Béjart, qui s’aiment encore, mais qui sont précipités dans un gouffre terrible dont personne ne sort indemne.

L’alchimie entre les deux comédiens, Anne Bouvier et Christophe de Mareuil, m’a paru évidente d’entrée de jeu. Il ne s’agit pas de composer des personnages historiques, mais d’incarner de façon naturelle et réaliste deux êtres qui s’aiment, qui s’aimaient, qui ne s’aimeront plus. La réalité d’un couple. Comme l’indiquait Molière lui-même à ses comédiens: « Dites le texte, je vous prie, le plus naturellement du monde ». J’aime suivre son conseil.

Bien entendu, j’ai souhaité conserver l’atmosphère de l’époque, à travers les costumes et les éléments de décor. Une actualisation quelconque m’aurait semblé ici inutile. D’ailleurs elles me semblent inutiles la plupart du temps. Je préfère que le public s’évade, puisse savourer les nuances de cette grande époque, tout en s’identifiant pleinement à ce couple. Comme il s’agit d’une pièce intimiste, j’ai proposé, avec l’accord de l’auteur, d’ajouter au spectacle trois extraits de pièces de Molière : L’Ecole des Maris, Les Fâcheux, et Le Dépit amoureux. Il m’a semblé indispensable de briser de temps en temps l’intimité du couple, afin de voir à l’oeuvre sur scène ces deux comédiens. Le théâtre était leur vie, ils étaient ensemble à la fois sur scène et au lit. Je tenais à ajouter ces parenthèses pour que le public puisse prendre plaisir à les voir à pied d’oeuvre dans la pratique de leur art.

L’Amour et le Théâtre, telle était la vie de Molière. Quand il souffrait en amour, il le racontait dans ses pièces. Mademoiselle Molière, Armande Béjart, offrira à Molière le prix de son plus grand génie : la souffrance absolue. Cette souffrance sans laquelle, peut-être, il n’est point de dépassement de soi même dans les choses de l’art.

Arnaud DENIS

ANNE BOUVIER, MADELEINE BEJART

Après une formation à l’ENSATT puis au Conservatoire National d’Art Dramatique, elle débute au théâtre comme comédienne en 1997 dans Ruy Blas de Victor Hugo puis joue notamment sous la direction de Philippe Calvario (Roberto Zucco de Koltès, Richard III de Shakespeare, Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux), Guillaume Gallienne pour Huis clos de Sartre, Jean-Luc Revol pour Hamlet de Shakespeare.
Elle a récemment joué dans Dom Juan de Molière dans une mise en scène de Philippe Torreton, et dans Peau de vache sous la direction de Michel Fau.
Anne a également assuré les mises en scène de Darius aux Mathurins, Madame Marguerite au Lucernaire en 2017 et Sur la route de Madison au Festival d’Avignon 2017. Sa mise en scène de La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, a été honorée des Etoiles d’or du Parisien 2013 et fut nommée aux Molières 2014 dans la catégorie "Seul/e en scène".
Au cinéma, elle tourne entre autres sous la direction d’Agnès Varda, Katia Lewkowicz, Diastème, Yvan Attal, Hélène Angel et Guillaume Gallienne.
En 2016, elle est récompensée par le Molière de la meilleure comédienne dans un second rôle pour son rôle dans Le Roi Lear.

CHRISTOPHE DE MAREUIL, MOLIERE

A sa sortie de la classe supérieure des conservatoires, il joue sous la direction de Jacques Seiller (La Peau des autres de Plenesh), de Laurence Bourdil (Les Troyennes d’Euripide)…Il interprète ensuite des personnages de Marivaux et joue Alceste dans Le Misanthrope de Molière, Octave dans Les Caprices de Marianne de Musset.
Il aborde également les auteurs contemporains avec La Collection d’Harold Pinter, ou Audience et vernissage de Vaclav Avel mis en scène par Eric Rouquette.
Il crée le personnage de Mérimée dans Prosper et George de Gérard Savoisien. On le retrouve sur scène dans Les 39 marches mise en scène d’Eric Métayer (Molière du spectacle comique). Récemment, il a interprété le décapant Didier des Faux British (Molière de la meilleure comédie 2016) et crée en 2017 son premier « Seul en scène » : Au nom du pèze sous la direction d’Anne Bouvier, avec qui il partage l’affiche de Mademoiselle Molière.
Au cinéma il tourne dans Les Palmes de Monsieur Schutz (Claude Pinoteau), Le Matin du septième jour (G. Farley) et dans des courts-métrages. Il réalise et co-écrit Les Aventures de Mme. Raymonde, six épisodes en format court pour la télévision.

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